Maison de vacances grandes fenêtres
Le regard file d’abord vers la baie, puis vers les arbres au-delà. Dans cette maison de vacances grandes fenêtres, la transparence n’est pas un effet posé sur la façade : elle organise la pièce, prolonge la vue et fait entrer le paysage dans les usages du quotidien. Le projet s’appuie sur une logique de maison de vacances cradle to cradle, pensée pour être démontée par éléments séparés puis recyclée, sans détourner l’attention du dessin architectural ni des matières visibles.
Une maison de vacances grandes fenêtres qui garde le paysage au centre
Le volume reprend plusieurs repères de la construction locale, mais les lignes sont traitées avec une lecture plus directe. Le toit à deux pans, incliné à 50°, est couvert de chaume ; il dessine une silhouette nette qui répond au cadre végétal sans l’écraser. Sur la façade, les ouvertures régulières et le bardage en mélèze côté sud ancrent le bâtiment dans une palette simple : bois, verre et couverture végétale. La maison de vacances grandes fenêtres tient ainsi son équilibre dans la façon dont elle laisse la nature rester visible depuis l’intérieur.
Cette façade transparente n’expose pas seulement la vie intérieure. Elle met en scène les changements de lumière, les variations de saison et les reflets sur les surfaces vitrées. Depuis les zones de séjour, la ligne des arbres demeure présente, presque à hauteur de table. L’effet intérieur extérieur se lit dans la continuité des vues, mais aussi dans la manière dont les seuils restent lisibles : l’espace ne s’arrête pas au vitrage, il se prolonge jusqu’aux terrasses et sous l’avancée du toit.
Des fenêtres coulissantes grande ouverture au rez-de-chaussée
Au niveau du rez-de-chaussée, les grandes surfaces vitrées sont réalisées avec quatre fenêtres coulissantes grande ouverture. Les montants fins laissent passer un maximum de lumière et gardent le champ visuel aussi dégagé que possible. Ouvertes à la main, les châssis coulissent sur des rails en acier inoxydable à deux pistes. Leur hauteur approche trois mètres et leur largeur peut atteindre 3,80 mètres, ce qui donne à la paroi une présence presque architecturale, sans alourdir la lecture de la pièce.
L’un des gestes les plus parlants se trouve dans l’angle nord-ouest. Là, la façade peut s’ouvrir sur plus de quinze mètres carrés grâce à un angle sans appui. Le bord de la construction disparaît alors presque complètement, et l’intérieur extérieur devient très concret : on passe d’une pièce fermée à une ouverture large sur le terrain, sans rupture visuelle. Cette capacité d’ouverture change la manière d’habiter l’espace, surtout quand le séjour et la terrasse se répondent de part et d’autre de la baie.
Une ouverture qui modifie la pièce
Avec ces coulissants, le rez-de-chaussée ne fonctionne pas comme une succession de murs percés, mais comme une surface ajustable. Fermée, la baie garde la lecture claire des lignes verticales et horizontales. Ouverte, elle efface une partie du cadre et laisse le mobilier, le plafond et la terrasse travailler ensemble. Le système donne du champ sans imposer de démonstration technique. On retient surtout la largeur du passage, la finesse du profil et la manière dont la vue s’échappe vers le vert.
Le chaume, le bois et le verre dans une même lecture
Le toit en chaume adoucit la géométrie du pignon et apporte une texture visible dès l’approche. Associé au bois et au verre, il évite l’effet de surface lisse que produisent souvent les volumes entièrement vitrées. Ici, la matière reste lisible. Les éléments ne cherchent pas à se fondre les uns dans les autres ; chacun garde son rôle. Le verre ouvre, le bois cadre, le chaume termine la ligne de toit et accompagne la silhouette générale du projet.
À l’intérieur, cette association se prolonge dans les vues sur le plafond en bois et dans la lumière qui traverse les grandes baies. On voit des assises placées au bord de la paroi vitrée, une table installée face au paysage, puis des zones de circulation qui restent sobres pour ne pas couper le regard. Les images montrent aussi des moments du soir, quand l’éclairage intérieur transforme la véranda en volume lumineux sans effacer la structure du chaume ni la trame des fenêtres.
Une logique circulaire pensée dès la matière
La maison de vacances cradle to cradle repose sur une idée claire : utiliser des matériaux qui peuvent être séparés, réemployés et recyclés. Le texte source précise que le bâtiment peut être démonté en parties distinctes, ce qui donne à l’ensemble une lecture constructive plus lisible. Cette approche ne s’affiche pas comme un argument décoratif. Elle se traduit dans le choix d’éléments simples à identifier, dans la sobriété des assemblages et dans la capacité du projet à rester démontable sans perdre sa cohérence visuelle.
Le résultat tient dans cette combinaison de transparence et de réversibilité. Les grandes fenêtres cadrent le paysage, le chaume donne sa ligne au toit, le mélèze marque la face sud, et la structure reste pensée pour une fin de vie démontable. Rien n’est surchargé. La maison de vacances grandes fenêtres montre surtout comment une architecture de loisirs peut s’ouvrir largement sur son environnement tout en gardant une logique constructive précise et une économie de moyens visible dans chaque détail.
Dans les vues les plus proches, la relation entre les matériaux devient encore plus nette : la texture du chaume au-dessus de la baie, la chaleur du bois dans le plafond, les rails métalliques au sol et la surface du verre qui reflète le jardin. Cette proximité entre matière et paysage donne au projet une lecture directe. On comprend vite que la façade transparente n’est pas un décor, mais le point où s’alignent usage, lumière et ouverture.
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