Maison de ville rénovée avec sur mesure et élégance moderne-classique
Le marbre accroche la lumière dès l’entrée dans la cuisine, où le plan de travail marbre tranche avec des façades blanches lisses et des lignes nettes. Dans cette maison de ville monumentale de 1894, l’espace a été pensé pour une vie de famille complète, et non pour une simple division en appartements. Le résultat garde l’ampleur des pièces d’origine, tout en installant des usages très concrets : cuisiner, travailler, recevoir, circuler avec les enfants et le chien sans perdre le fil des volumes.
Des rangements dessinés à la mesure des pièces
Les murs se ferment par endroits sous de grands ensembles de placards intégrés, composés de panneaux plats et de longues poignées sombres. Ce mur de placards sur mesure efface les objets du quotidien et laisse les surfaces respirer. La lecture est simple : des portes alignées, des encadrements précis, peu de reliefs. Dans les couloirs comme dans les pièces de séjour, ce travail de menuiserie fixe une cadence calme et évite que la maison ne se fragmente malgré le nombre de fonctions réunies.
La palette reste volontairement retenue. Blanc cassé, bois sombre par endroits, pierre nervurée, puis quelques détails noirs dans les poignées, les cadres et certains appareils. Cette sobriété permet aux moulures, aux plinthes épaisses et aux plafonds travaillés de rester visibles. On lit encore l’architecture d’origine, mais sans décor ajouté pour le décor. Les nouvelles interventions se posent à plat contre les murs, comme si elles avaient toujours occupé cette place.
Une cuisine blanche épurée autour du marbre
La cuisine s’organise autour d’une cuisine blanche épurée dont les modules hauts et bas restent presque silencieux. Le vrai point d’arrêt se trouve dans la matière : un plan de travail marbre aux veines grises, prolongé en crédence selon les vues, pose une présence minérale très lisible. Le métal du robinet, les chants droits et les joints serrés donnent une impression de précision sans surenchère. Rien ne détourne l’attention de la surface, qui capte les reflets du jour et structure toute la pièce.
Dans les images, l’îlot et les linéaires jouent sur la même retenue. Les fronts blancs restent mats, presque fermés, et la pierre vient casser cette continuité par son dessin naturel. Ce contraste donne à la cuisine une tenue particulière : elle ne cherche pas à se faire remarquer par la couleur, mais par le trait, la matière et l’alignement des éléments. C’est aussi là que le marbre prend une place fonctionnelle claire, en support de préparation comme en plan de liaison entre les zones de la maison.
Le détail du comptoir et des ouvertures
Autour du comptoir, les ouvertures vers le reste de la maison laissent passer la lumière sans rompre les lignes. Les stores horizontaux filtrent les vues et dessinent des bandes régulières sur les vitrages. Le plan de travail marbre devient alors un repère visuel autant qu’une surface d’usage, surtout lorsque les plans noirs ou plus sombres des éléments inférieurs soulignent son bord. Ce rapport entre pierre, métal et blanc donne à la pièce une netteté presque graphique, mais toujours au service d’un intérieur habité.
Parquet chevrons et circulation d’une pièce à l’autre
Au sol, le parquet chevrons donne du rythme aux enchaînements. Le motif guide le regard vers les portes ouvertes, les zones de passage et les espaces de séjour, sans alourdir les pièces. Sa teinte boisée réchauffe l’ensemble sans rompre la ligne claire des murs. C’est un choix discret, mais décisif : il relie la cuisine, le salon et les espaces de travail par une trame continue, tout en rappelant le caractère ancien de la maison.
Dans la salon, un canapé en cuir noir ancre la pièce près des grandes fenêtres. Les rideaux tombent droit, les murs restent clairs, et quelques éléments sombres reviennent par petites touches. Rien ne coupe l’espace en blocs. La profondeur vient plutôt des ouvertures successives, des embrasures et des portes qui laissent apercevoir une autre pièce. Cette façon de faire circuler la vue est essentielle dans une maison pensée pour plusieurs usages, où les seuils comptent presque autant que les pièces elles-mêmes.
Un bureau à domicile intégré dans l’architecture
Le bureau à domicile sur mesure s’inscrit dans la continuité des murs et des menuiseries. On y retrouve des panneaux verticaux, une table compacte et un traitement très cadré de l’espace, de façon à garder la pièce lisible même lorsqu’elle sert au travail quotidien. La lumière arrive depuis la fenêtre latérale et les stores horizontaux adoucissent les contrastes. Le mobilier ne cherche pas à prendre le dessus ; il se cale dans les proportions de la pièce et laisse la structure parler.
Ce choix d’aménagement répond à la vie du foyer sans forcer le décor. Une maison pour cinq personnes a besoin de rangements, d’une table pour poser les dossiers, d’une circulation claire entre les pièces. Ici, les éléments intégrés remplissent cette fonction tout en gardant le même vocabulaire que le reste du projet : panneaux lisses, poignées fines, fonds neutres, lignes tendues. Le bureau n’apparaît pas comme un ajout, mais comme une pièce ordinaire, bien ancrée dans l’ensemble.
Les seuils, les portes et les vues cadrées
Les portes à panneaux, visibles ouvertes dans plusieurs vues, font partie du dessin général. Elles encadrent les passages et reprennent la rigueur des placards. Dans l’entrée, le regard traverse une succession de cadres blancs, de joints précis et de surfaces claires avant d’atteindre la fenêtre au fond. Cette profondeur donne de l’ampleur aux circulations et évite l’effet couloir. Le projet travaille donc autant les transitions que les pièces elles-mêmes, avec un soin particulier pour les alignements et les changements de matière.
Une salle de bain aspect marbre sans surcharge
La salle de bain aspect marbre reprend le même vocabulaire de pierre claire et de contrastes sombres. Le meuble vasque et le plan portent une finition marbrée, tandis que les encadrements noirs dessinent une géométrie plus stricte autour des surfaces. La lumière y glisse sur les parements clairs et sur les angles francs, ce qui allège visuellement l’ensemble. Là encore, la matière joue un rôle principal : elle ordonne l’espace autant qu’elle le recouvre.
Ce qui relie tous les espaces, du séjour à la salle d’eau, c’est la manière de tenir les détails. Les moulures restent visibles, les plafonds gardent leurs lignes d’origine, les éléments sur mesure s’alignent sur l’architecture existante. La maison ne se lit pas comme une suite de pièces spectaculaires, mais comme un intérieur construit autour d’usages clairs et d’un langage précis : bois, marbre, blanc, noir, lumière naturelle. C’est cette retenue qui donne sa force au projet, bien plus que n’importe quel effet de style.
Les images font aussi apparaître des niches, des retours de murs et des finitions en bois qui adoucissent certains angles. Ces détails évitent la dureté d’un intérieur trop lisse. Ils introduisent une pause visuelle, parfois dans une alcôve, parfois au bord d’un cadre de porte ou d’un caisson. Dans une demeure de cette taille, ce sont souvent ces petits changements de profondeur qui stabilisent l’ensemble et rendent les volumes lisibles au quotidien.
Au final, la maison garde la stature de son époque tout en assumant des usages très actuels. Les rangements disparaissent dans les murs, la cuisine se lit par sa pierre, le travail trouve sa place derrière une fenêtre, et les pièces de nuit restent calmes grâce aux stores, aux rideaux et aux teintes neutres. Rien n’est surjoué. L’attention portée aux matériaux visibles suffit à faire tenir l’ensemble, avec une précision qui se remarque surtout quand on passe d’une pièce à l’autre.
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