Jardin en terrasses avec plusieurs espaces extérieurs
Les grandes dalles de béton, les bandes de sedum et la ligne d’eau étirée donnent d’emblée le ton de ce jardin en terrasses. Rien n’y semble plaqué. Les surfaces dures restent présentes, mais elles laissent respirer les plantations et les circulations, ce qui fait basculer l’ensemble vers une lecture de jardin type parc plutôt que vers une simple succession de terrasses. La composition repose sur des espaces francs, taillés pour s’asseoir, recevoir, circuler et regarder plus loin dans le terrain.
Plusieurs terrasses autour de la maison
Près de la maison, les terrasses les plus vastes prennent place dans l’axe de l’extension, avec des lignes longues qui prolongent la géométrie bâtie. De grandes dalles de béton alternent avec des bandes plantées de sedum, ce qui casse la masse minérale sans perdre la netteté du dessin. Sur une plateforme d’environ 150 m², un tapis légèrement surélevé de poutres de chêne délimite un coin plus actif, avec une table en béton et des bancs dessinés pour le projet. L’ensemble garde une allure précise, mais il reste ouvert dans ses usages.
Cette organisation par morceaux évite l’effet de grande terrasse continue. Un canapé d’angle et quelques assises basses proposent une autre manière de s’installer, plus basse, plus détendue, sans rompre la lecture du plan. Le regard passe d’un niveau à l’autre, d’un matériau à l’autre, puis revient vers les massifs. C’est aussi ce jeu de proportions qui compte ici : les terrasses sont généreuses, pourtant elles ne prennent jamais le dessus sur le jardin en terrasses dans son ensemble. Le sol sert les déplacements, il ne les écrase pas.
Une ambiance de jardin type parc
Le terrain entourait déjà la maison d’arbres, de gazon et d’une présence végétale forte. Une partie de cette masse a été conservée, y compris des troncs déjà imposants, ce qui donne aujourd’hui au jardin type parc une profondeur inhabituelle pour un ensemble de terrasses. Les vues ne s’arrêtent pas aux limites immédiates des sièges. Elles glissent entre les arbres, longent les bordures plantées, puis se perdent dans des volumes plus denses. Le projet tire sa force de cette continuité entre espace construit et végétation existante.
Les plantations ne jouent pas le rôle de remplissage. Elles modulent les passages, dessinent les bords et adoucissent les lignes droites. Les chemins en gravier se faufilent entre les massifs et se laissent parfois envahir visuellement par la végétation. Aucun bord rigide ne vient tout fermer. Le gravier peut même se mêler aux plantations, ce qui donne une transition moins apprêtée et plus souple. Ce parti pris renforce le caractère de jardin type parc, malgré la présence de surfaces très rectilignes.
Des chemins en gravier qui se fondent dans les massifs
Les transitions sont rapides, mais jamais brutales. Un chemin en gravier quitte une terrasse, contourne une zone plantée, puis revient vers un autre niveau sans insister sur la séparation. Au lieu d’encadrer chaque morceau, le dessin laisse les matériaux se croiser. Le résultat se lit dans le détail : des bords moins marqués, des plantations qui débordent légèrement, et des séquences où l’on ne sait plus très bien où finit le chemin et où commence le massif. Cette façon de traiter les limites donne au jardin une respiration particulière.
Un bassin d’eau long comme ligne directrice
Au cœur du tracé, le bassin d’eau long agit comme une règle posée dans l’espace. Réalisé en béton coulé massif et terminé par une bordure en pierre dure, il court sur environ quinze mètres de long pour un mètre de large. Son orientation perpendiculaire aux dalles renforce la structure générale du jardin en terrasses. Visuellement, il attire le regard vers l’arrière du terrain et allonge la perception de la parcelle. L’eau n’occupe pas tout, elle trace une direction.
Ce bassin n’est pas isolé comme un objet. Il dialogue avec les lignes du pavage, avec les bordures végétales et avec les ouvertures entre les terrasses. La surface claire du béton capte la lumière différemment selon l’heure, tandis que les berges plantées en adoucissent la lecture. Cette tension entre ligne nette et rive plus libre revient partout dans le projet. Elle donne au jardin en terrasses sa structure, sans l’enfermer dans un dessin trop sec.
Le salon extérieur en chêne et béton
Plus bas dans le jardin, un loungeterrasse suspendu en poutres de chêne vient franchir une différence de niveau. Le dispositif est conçu en deux étages, ce qui crée une transition lisible entre les parties hautes et basses du terrain. À cet endroit, le jardin en terrasses avec salon prend une forme plus intime. Les matières restent les mêmes, mais l’échelle change. Le chêne, le béton et les assises basses composent un ensemble où l’on s’arrête naturellement, sans que l’espace devienne fermé.
Le salon extérieur en chêne ne cherche pas l’effet décoratif. Il sert de palier, de plateforme et de point de séjour. Sous un ombrage tendu, la table en béton et les bancs dessinent un centre actif, tandis que le canapé d’angle ouvre une autre position pour rester dehors plus longtemps. Le choix des volumes fait la différence : rien n’est lourd, malgré la présence de matériaux francs. Tout tient par la justesse des proportions et par le passage d’un niveau à l’autre.
Ombre, assises basses et circulation
La zone ombragée n’est pas traitée comme un simple accessoire. Elle marque un espace de séjour et protège visuellement le centre de la terrasse. Les assises basses, elles, allègent le bord et laissent la vue filer vers le bassin d’eau long. On passe ainsi d’un usage plus collectif à un temps plus calme, presque en glissement. Cette variété de places assises répond au programme initial : recevoir, parler, rester ensemble, tout en gardant plusieurs distances possibles dans le même jardin en terrasses.
Des lignes nettes, puis des bords plus libres
Ce qui frappe le plus reste peut-être la manière dont les formes strictes s’arrêtent juste avant de devenir pesantes. Les dalles en béton, les marges du bassin et le dessin des terrasses sont très lisibles. Pourtant, les bordures plantées reprennent vite la main. Le végétal déborde, les chemins en gravier se perdent, et les plantations organisent des reprises visuelles plus douces. Cette alternance évite l’effet de plateau minéral. Elle maintient l’attention sur les changements de matière, de niveau et de direction.
Les dimensions importantes du projet ne sont jamais niées. Les circulations pourraient accepter un passage large, presque automobile, mais le jardin ne donne jamais cette sensation de route. Les proportions tiennent grâce à la largeur des massifs, à la profondeur des terrasses et à l’épaisseur des plantations. Même avec plusieurs terrasses, la lecture reste claire. Chaque espace semble avoir été placé pour que les vues s’enchaînent au lieu de s’interrompre.
Un jardin en terrasses qui garde sa tenue dans le temps
Le jardin a déjà dix ans, et cette ancienneté se lit surtout dans sa capacité à rester lisible. Les volumes n’ont pas perdu leur force, parce qu’ils reposent sur des rapports stables entre surface, hauteur et plantation. Le jardin en terrasses tient encore par la précision de ses lignes et par la place accordée au vert. Dans un projet comme celui-ci, la durée ne vient pas d’un effet spectaculaire. Elle vient d’un dessin qui continue de fonctionner quand les végétaux ont grandi et que les matières ont pris leur place.
La nomination obtenue par ce jardin en terrasses confirme surtout une idée simple : lorsqu’un plan est juste, il supporte le temps. Les dalles en béton, le bassin d’eau long, les bandes de sedum et les chemins en gravier ne cherchent pas à attirer l’attention chacun de leur côté. Ils composent ensemble un paysage habité, pensé pour plusieurs terrasses et plusieurs manières de rester dehors. Le projet garde ainsi une lecture nette, sans perdre ce côté paisible que donne la végétation quand elle prend sa place autour des lignes construites.
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